Qui sommes-nous ?


Le CRU a été créé en 1993 dans le quartier de Cureghem en tant qu’élément constitutif du Développement Social de Quartier. Il est composé d’architectes et d’agents de développement.
Il a pour objet social de mettre à disposition des pouvoirs publics et des particuliers un savoir-faire en matière de rénovation et de développement local afin de participer à la rénovation des quartiers d’Anderlecht, en particulier Cureghem.

Associer les habitants à l’amélioration de leur sort et essor

Notre objectif est d’associer rénovation des quartiers anciens et maintien des populations qui y vivent. Avec la participation des habitants, nous créons des projets transversaux associant rénovation urbaine et insertion socioprofessionnelle. Nous nous employons également à développer la production de logements sociaux, dans des espaces publics réadaptés aux fonctions résidentielles d’aujourd’hui.

Le Réseau habitat

Nos activités s’inscrivent dans le cadre du Réseau Habitat. Ce réseau regroupe dix associations présentes dans les quartiers anciens de Bruxelles. Leurs objectifs sont : la restauration du tissu social urbain, l’amélioration des conditions d’habitat et la requalification de l’espace public en y associant les citoyens.

Les axes de travail

1. LOGEMENTS ET ENVIRONNEMENT ADAPTÉS ET DE QUALITÉ

Le conseil en rénovation, le conseil énergie et l’éco-construction

Le travail de conseil en rénovation consiste à soutenir techniquement les propriétaires occupants. Ce travail vise directement l’amélioration des conditions de logement et de confort des ménages anderlechtois. Nous informons et accompagnons ces ménages, par un soutien technique et administratif personnalisé, et en les aidant à accéder aux incitants financiers mis à leur disposition par la Région ou la Commune (primes à la rénovation,primes énergie, prêt vert social et autres).
Les problèmes liés à l’augmentation de la facture énergétique sont également un obstacle au bien être des familles à bas revenus, alors que la pression du législateur se fait toujours plus forte en matière de performance énergétique des bâtiments. La mission de conseil énergie s’est développée dans cette optique.
Nous faisons également la promotion, tant auprès des ménages que dans nos propres projets, de l’utilisation matériaux écologiques ou naturels.
Ces dernières années, nos projets de rénovation, qu’ils touchent aux logements ou aux infrastructures, ont pour objectifs de nous former et de former nos partenaires ISP à utiliser et à travailler ces matériaux naturels qui respectent l’environnement.
La protection de l’environnement est devenue une condition importante de l’amélioration du cadre de vie dans une optique à long terme.

Augmenter l’offre de logements sociaux et créer des infrastructures répondant aux besoins locaux

Le CRU est un pivot technique qui conçoit des projets de rénovation et met en place les partenariats utiles à leur réalisation. Nous travaillons en symbiose avec l’ULAC, Maître de l’Ouvrage de la majeure partie des projets.

Nous travaillons principalement à :
  • satisfaire les besoins des ménages fragilisés en logements adaptés
  • l’amélioration de leur cadre de vie par la création d’infrastructures collectives et d’aménagements urbains qui améliorent l’ environnement et la convivialité des quartiers.

Les rénovations que nous entreprenons avec l’implication des habitants permettent en parallèle la suppression de chancres urbains et la collaboration avec des entreprises d’insertion socioprofessionnelle.

2. LA CRÉATION D’EMPLOIS ET DE FORMATION : SOUTIEN AU SECTEUR DE L’ISP

Chacun de nos projets de rénovation permet aux publics cibles des entreprises d’économie sociale d’accéder à des chantiers école. Ce secteur entend répondre au manque de formation et d’emplois dans des quartiers très touchés par le chômage.
Ce « facteur ISP » est pris en compte dès l’étude de faisabilité des projets: adaptation des plannings, encadrement spécifique et renforcé sur chantier. Les choix techniques sont faits en fonction de l’intérêt pédagogique.
Nos projets renforcent et pérennisent l’activité du secteur de l’ISP dans le secteur du bâtiment. Ces chantiers ont des retombées économiques directes, par la création d’emplois de formateurs engagés pour l’encadrement sur les chantiers des personnes art 60 ou PTP en formation. Ces retombées sont aussi une garantie de la participation de la population à la rénovation, notamment par l’appropriation de leur environnement.
La rencontre sur chantier des entreprises ISP et des professionnels confirmés reste une expérience bénéfique pour les ouvriers en formation qui sont alors confronté aux exigences du secteur. La difficulté pour le Maître d’Ouvrage et l’Auteur de projet réside dans la coordination de ces deux logiques en terme de délais et d’objet social.
Nous avons développé, au fil des années et des chantiers, un véritable partenariat avec certaines de ces structures, notamment Casablanco et Boulot.

3. ASSOCIER RÉNOVATION URBAINE ET POLITIQUE SOCIALE

Nul besoin d’encore illustrer la situation dans laquelle vivent les habitants fragilisés d’Anderlecht, ni de décrire le mauvais état du bâti à Cureghem, laissé à l’abandon par tous pendant ces trente dernières années.

Les dispositifs de rénovation publics et privés

Aujourd’hui nous relevons que malgré les dispositifs passés et à venir (Rénovation d’îlots, Quartiers d’initiative, Contrats de Quartiers et futurs Contrats de Rénovation Urbaine), pour diverses raisons, le quartier de Cureghem n’est pas encore en rupture avec son passé. Les causes inhérentes à ces lenteurs et échecs sont encore présentes. Les alternatives sont encore à rechercher, à définir et à organiser.
Dans cet esprit, le CRU suit au plus près les enjeux urbanistiques liés au quartier. Cela a démarré avec les enjeux liés au nœud formé par le métro Clemenceau et le site des Abattoirs, et se prolonge aujourd’hui avec les enjeux liés à la spéculation immobilière qui touche la rue Heyvaert, la zone de Biestebroeck et le quartier midi.
Nous assistons et/ou intervenons régulièrement lors des commissions de concertation dans le cadre de demandes de permis d’urbanisme émanant tant d’acteurs publics que privés. Nous organisation ou participons à des réflexions avec les habitants.
Nous siégeons dans les Commissions de quartiers en tant que membre permanent et suivons l’élaboration et la réalisation des programmes des contrats de quartiers depuis leur avènement en 1993 (Contrat de Quartier de la Rosée ) jusqu’à aujourd’hui (Contrat de Quartier Biestebroeck).

Les investisseurs investissent les lieux

La pression immobilière dans la zone du canal, émanant des acteurs tant publics que privés, ne fait que renforcer nos craintes sur le maintien des populations locales.
A ce jour aucun dispositif n’a été mis en place pour endiguer la hausse des prix des loyers.
Aujourd’hui la réflexion doit continuer, nos partenaires et nous-mêmes devons avancer des solutions et mettre nos compétences et capacités au service des habitants et de leur maintien dans leurs quartiers tant convoités.

En conclusion : quelle politique publique ?

Nous pensons que les dispositifs publics doivent apporter une réponse aux besoins en logements des ménages bruxellois les plus fragilisés et du maintien de ceux-ci dans ses quartiers.
Nous sommes intimement persuadés de notre utilité et de la nécessité de nous renforcer en tant qu’acteur de la rénovation et du développement social des quartiers.
Nous plaidons pour la mise en commun des savoirs et des objectifs de différentes organisations publiques et privées : Commune, Associations, Administration Régionale, banques privées, entreprises classiques du bâtiment, entreprises, structures d’insertion, bénévoles et habitants
Nous n’aurons de cesse d’inviter la Région et la Commune d’Anderlecht à promouvoir des projets qui associent les investissements publics aux objectifs de leur politique sociale.
Cette concrétisation de l’intention sociale publique aurait pour effet bénéfique des retombées économiques directes sur la population fragilisée et une cohérence politique certaine.