Place de la Vaillance


Description des enjeuxlogo vaillance

En février 2014 la commune d’Anderlecht annonçait que la Place de la Vaillance deviendrait piétonne et qu’un parking souterrain de minimum 250 places serait construit en sous-sol. Depuis, peu d’informations ont circulé autour de ce nouvel aménagement. Un collectif citoyen est inquiet sur la manière dont la Commune d’Anderlecht aborde et gère ce projet. En effet, la procédure choisie par le Conseil Communal est une concession de travaux publics. La société désignée, APCOA (gestionnaire privé de parkings), devra assurer la construction du futur parking mais aussi la conception urbanistique de la place de la Vaillance et du cours Saint-Guidon.

Le collectif citoyen craint que ce projet ne se résume uniquement à construire un parking, porté par une société privée, sans réflexion de fond, mettant au second plan l’aménagement de l’espace public et surtout sans participation préalable des riverains. De plus le budget disponible semble insuffisant pour un aménagement de qualité.

Le CRU, qui soutient ce collectif, a rédigé avec eux une charte qui met en avant trois demandes :

1. La réévaluation du projet du parking Vaillance
Par la mise en place d’une étude générale prenant en compte les aspects urbanistiques et de mobilité, sur un périmètre plus large, permettant d’avoir une vision globale et durable (dans le temps), incluant les projets tels que la rénovation de la Rue Wayez et le Contrat de Quartier Durable Biestebroeck, etc. Un parking à cet endroit est-il vraiment pertinent ? Quel sera son taux d’occupation? Quels sont les besoins du quartier ?

2. Le lancement d’un processus participatif
Une transparence totale de la part des autorités communales autour de ce projet par la mise en place d’un processus participatif porté par un bureau externe, capable d’inclure habitants, commerçants, usagers et associations dans la prise de décisions lors des différentes étapes des études de réaménagement. La “participation” ne devra pas se limiter à de la simple “information” ni à une validation de décisions déjà prises.
La participation pourrait se concrétiser par un appel à projets, permettant de mobiliser les riverains d’une manière positive et constructive, en associant élus, praticiens reconnus (notamment le Maitre Architecte de la Région de Bruxelles-Capitale) et en partenariat avec différents acteurs et associations de terrain.

3. Le dégagement d’un budget permettant des aménagements de qualité
Le budget mentionné dans le cahier des charges nous semble insuffisant. La Commune ne pourrait-elle pas se concerter avec des instances régionales, comme par exemple l’agence régionale du stationnement (intervenue dans le projet de la Place du Miroir à Jette), ou la Direction stratégie de Bruxelles Mobilité (la Place de la Vaillance étant longée par plusieurs Itinéraires Cyclables Régionaux) ?