Enjeux urbanistiques

Zone Canal et Midi


Description des enjeux

Lemmens feuA Cureghem et dans la zone du canal en général, nous sommes confrontés à une spéculation immobilière qui monte en puissance. Les projets développés par les acteurs privés sont souvent soutenus par les pouvoirs politiques. Dans cette zone, nous trouvons également la population la plus fragilisée de la Région. Le plus souvent les projets proposés répondent à des intérêts financiers justifiés par une mixité sociale qui, dans la majorité des cas, fait l’impasse sur les besoins criants des habitants en logements sociaux, infrastructures collectives et un environnement adapté à la fonction résidentielle.
S’ajoute à cela la menace sur la fonction productive et les emplois qui y sont associés avec des projets de construction de logements dans des zones jusqu’il y a peu essentiellement dédiées aux entreprises.

En fonction des dossiers, nous sollicitons les habitants et personnes ressources les plus à même de relayer ou d’étoffer les informations. Nous organisons ou participons à des rencontres entre ces acteurs.
Nous participons à des groupes de travail, des réunions d’information, récoltons des données. Lors d’enquêtes publiques, nous émettons des avis à l’occasion des commissions de concertations.

Les objectifs étant :

  • augmenter l’implication des acteurs locaux et des habitants dans l’élaboration des outils régionaux

  • faire remonter vers les niveaux décisionnels les réalités des quartiers et les besoins des habitants.

  • donner aux habitants les outils techniques et juridiques nécessaires pour participer et s’impliquer dans le développement et l’amélioration de leurs conditions de vie à travers la rénovation urbaine, en acquérant une meilleure connaissance des enjeux régionaux et locaux

Ce travail se fait régulièrement en collaboration avec Inter Environnement Bruxelles

Ainsi, nous suivons :

  • les dossiers relatifs à l’aménagement du quartier Midi : schéma directeur, tours Victor

  • l’élaboration du « Plan directeur pour le territoire du canal »

  • l’élaboration du « PPAS Biestebroeck »

  • les évolutions en cours dans les nouvelles ZEMU (Zones d’Entreprises en Milieu Urbain) à Anderlecht : Biestebroeck et Birmingham

  • le futur du quartier Heyvaert

  • les projets d’aménagement du site des abattoirs d’Anderlecht (Masterplan Abattoirs, Forum Abbatoir)

  • le projet de PRDD

  • Le plan de développement du Port de Bruxelles autour du bassin de Biestebroeck

  • Projets de Bruxelles Mobilité pour la chaussée Mons

  • Rue Wayez : parking souterrain et piétonnisation de la Place de la Vaillance

  • La future gare RER au pont de Cureghem

Forum Abattoir


Description des enjeux

Vu les interrogations en cours sur le devenir du site des Abattoirs d’Anderlecht, le Centre de rénovation urbaine a proposé à la SA Abattoir de développer un dispositif permettant d’en assurer la mise en débat public et de mener une réflexion impliquant l’ensemble de la collectivité. La question était aussi d’affronter la complexité de penser la place et le fonctionnement des abattoirs en ville dans l’optique du maintien d’une filière courte de production de viandes en milieu urbain, question au coeur du développement durable des villes. Les activités d’abattage présentes sur le site doivent être au centre de la réflexion pour penser la meilleure intégration de celles-ci au quartier et aux enjeux de la Région bruxelloise notamment comme levier d’une nouvelle réconciliation entre ville et industrie et de l’équilibre de l’éco-système urbain. La mise en débat s’appuie sur des groupes préexistants (groupes d’habitants, associations du quartier, personnel de la SA Abattoirs, des artisans, grossistes et commerçants) et sur les usagers des marchés (consommateurs, acheteurs…).

schema-vacheabbatoir

Place de la Vaillance


logo vaillance

Description des enjeux

En février 2014 la commune d’Anderlecht annonçait que la Place de la Vaillance deviendrait piétonne et qu’un parking souterrain de minimum 250 places serait construit en sous-sol. Depuis, peu d’informations ont circulé autour de ce nouvel aménagement. Un collectif citoyen est inquiet sur la manière dont la Commune d’Anderlecht aborde et gère ce projet. En effet, la procédure choisie par le Conseil Communal est une concession de travaux publics. La société désignée, APCOA (gestionnaire privé de parkings), devra assurer la construction du futur parking mais aussi la conception urbanistique de la place de la Vaillance et du cours Saint-Guidon.

Le collectif citoyen craint que ce projet ne se résume uniquement à construire un parking, porté par une société privée, sans réflexion de fond, mettant au second plan l’aménagement de l’espace public et surtout sans participation préalable des riverains. De plus le budget disponible semble insuffisant pour un aménagement de qualité.

Le CRU, qui soutient ce collectif, a rédigé avec eux une charte qui met en avant trois demandes :

1. La réévaluation du projet du parking Vaillance
Par la mise en place d’une étude générale prenant en compte les aspects urbanistiques et de mobilité, sur un périmètre plus large, permettant d’avoir une vision globale et durable (dans le temps), incluant les projets tels que la rénovation de la Rue Wayez et le Contrat de Quartier Durable Biestebroeck, etc. Un parking à cet endroit est-il vraiment pertinent ? Quel sera son taux d’occupation? Quels sont les besoins du quartier ?

2. Le lancement d’un processus participatif
Une transparence totale de la part des autorités communales autour de ce projet par la mise en place d’un processus participatif porté par un bureau externe, capable d’inclure habitants, commerçants, usagers et associations dans la prise de décisions lors des différentes étapes des études de réaménagement. La “participation” ne devra pas se limiter à de la simple “information” ni à une validation de décisions déjà prises.
La participation pourrait se concrétiser par un appel à projets, permettant de mobiliser les riverains d’une manière positive et constructive, en associant élus, praticiens reconnus (notamment le Maitre Architecte de la Région de Bruxelles-Capitale) et en partenariat avec différents acteurs et associations de terrain.

3. Le dégagement d’un budget permettant des aménagements de qualité
Le budget mentionné dans le cahier des charges nous semble insuffisant. La Commune ne pourrait-elle pas se concerter avec des instances régionales, comme par exemple l’agence régionale du stationnement (intervenue dans le projet de la Place du Miroir à Jette), ou la Direction stratégie de Bruxelles Mobilité (la Place de la Vaillance étant longée par plusieurs Itinéraires Cyclables Régionaux) ?